jeudi 22 avril 2021

Faire son deuil, le poids des objets

Image par Kranich17 de Pixabay

En novembre 2019, je suis devenue orpheline, à la mort de ma mère.

Et oui, même à 46 ans, c'est le mot quand on n'a plus ses parents.

J'avais perdu mon père en 2012, la perte avait été compliquée, mais quelque part, "rien" de nos  routines ne changeait.

Maman était là, dans la maison familiale, je l'appelais plus souvent, j'allais la voir aussi dès que possible, je m'inquiétais pour elle, les fêtes de famille était moins gaies, moins animées (mon père était un sacré colérique, qui animait bien...). La vie dans le Jura était devenu triste, mais la vie a continué, stable.

A la mort de ma maman, nous avons vendu la maison. 

Nous n'avions pas les reins financièrement pour l'assumer et surtout les deux sont morts d'un cancer du cerveau... La peur d'un environnement toxique rendait la maison... peu attractive.

Et là, la perte m'a semblé totale. Brutale. Violente. J'ai perdu mes parents une deuxième fois.

Je suis la première à être étonnée de l'importance de cette maison dans ma vie. Cette maison n'était pas très jolie, pas du tout fonctionnelle, dans un coin du Jura plutôt banal. Je n'y ai vécu que 11 ans, car ma petite enfance était à l'Ile de la Réunion.

Mais quand nous l'avons laissé derrière nous, j'ai eu l'impression de perdre un autre membre de ma famille.

Mes études de psychologie m'ont pourtant appris qu'on laisse des parties inconscientes de nous dans notre cadre... mais à ce point-là ?

Nous l'avons vendu il y a un an. Et j'ai arrêté de rêver à elle, il y a peu.

Elle est restée dans la famille, mais le cousin qui l'a acheté l'a entièrement transformée, pour en faire 3 appartements. 

La voir ainsi, éventrée, transformée, tous ses arbres coupés... C'était pire que tout. 

Je sais qu'un deuil c'est long, il y a des étapes, des rechutes dans la tristesse...

Et je sais aussi que les objets que j'ai ramené m'aident à le faire.

Quand je découpe la miche de pain avec le couteau scie de mon enfance, quand je sers le rougaï saucisses dans le plat en grès de maman, quand je prépare des gâteaux dans son saladier en terre, ma mère n'est pas tout à fait morte, et mon enfance (pourtant bien pourrie, mais ça c'est une autre histoire) est encore présente.

Il faut du courage pour se débarrasser des choses, après avoir perdu les personnes. Je m'en suis aperçu à cette occasion.

Les objets du quotidien sont autant de béquilles, de souvenirs muets, ils ne parlent qu'à moi, mais je sais qu'ils m'aident à supporter l'absence et la perte.

Et vous ? Avez-vous des objets béquilles ?

 

dimanche 11 avril 2021

Pâte à pizza maison : pas difficile !

 Vous avez été nombreux (enfin plus que 2) à me demander ma recette de pâte à pizza...

Alors la voilà !

Simple, basique, efficace !

Les ingrédients pour 750 gr de pâte (soit 3 grandes pizzas ou 4 moyennes)

250 ml d'eau

2 c à s d'huile d'olive

1 c à c de sel

460 gr de farine (200 gr de farine T110 (semi-complète) + 260 gr de farine T 55)

1 c à c de levure boulangère en poudre

La recette :

Etape 1 - Faire la pâte

Si vous avez une machine à pain (ou un robot), mettre les ingrédients dans cet ordre.

Puis lancer la machine à pain sur le programme "pâte levée", sans cuisson donc.

La mienne pétrit 30 minutes, puis laisse la pâte reposer 1 heure.

Si vous n'avez pas de machine, cela demandera un peu de travail, mais ce n'est pas impossible... Il faut obtenir un pâton lisse et un peu collant.

Etape 2 - Laisser reposer 

Si possible, laisser reposer dans un endroit chaud (25° -30°C), près d'un radiateur ou dans le four préchauffé puis éteint.

1h à 2h de repos.

Étape 3 - Faire des pâtons

Une fois la pâte levée, sortez-la de la cuve de la machine, ou du saladier.

Abattez la pâte sur votre plan fariné, étalez la légèrement, puis découpé en 3 ou 4 morceaux. Ensuite il faut façonner les boules. Avec les mains légèrement farinée, rabattez les bords du morceau de pâte, et roulez légèrement. Recommencez avec le suivant.

Les pâtons doivent être bien ronds et légèrement bombés.

Ranger les pâtons sur une assiette, couvrez là pour que la pâte ne sèche pas en surface. Réserver au frigo. Ils peuvent se garder 48h.

Ils vont regonfler un peu, c'est normal !


 

Etape 4 - Étaler la pâte, puis garnir

Sur votre plan fariné, étalez la pâte (d'abord à la main en tapotant avec le plat, puis au rouleau ou manuellement en faisant "danser le disque de pâte sur vos poings) jusqu'à obtenir un cercle d'une épaisseur uniforme.

Déposer votre disque de pâte sur une plaque de cuisson métallique, garnir de vos ingrédients préférés.

Important : préchauffer votre four à 240°C puis avant d'enfourner, baisser à 220°C.

Surveillez la cuisson, selon votre four, c'est prêt entre 10 et 15 minutes.




samedi 10 avril 2021

#10dumois Mes vêtements, mes choix ?

 

(c) David Meyer Photographe

Je suis de celles qui ont longtemps cru qu'elles n'étaient pas maitresses de leur corps, ni de leur vêture.

Je suis de celles dont les mères qui avaient froid leur mettaient un gilet...

Je suis de celles qui portaient les mêmes vêtements que leurs petites sœurs (avec 7 ans d'écart ! la robe smockée si mignonne sur la petite, faisait tarte sur l'ado que j'étais).

Je suis de celles dont le père les faisait passer devant la porte vitrée pour vérifier la transparence de leurs jupes... Et les envoyait manu militari se changer !

Je suis de celles dont le premier petit ami sérieux, donnait son avis sur leur décolleté, la hauteur de leur jupe, la couleur de leurs cheveux ou la hauteur de leurs talons. Avec bien entendu obligation de se plier à ses diktats.

Et puis un jour...

Après des années d'anorexie, des années de boulimie, des années de thérapies...

Après des années de recherche, je suis celle qui a décidé qu'elle n'en avait pas grand chose à foutre des vêtements !

Soyons claires... j'aime les vêtements... mais ceux d'un autre temps!

J'aime les robes à crinoline, les robes victoriennes, les brocards épais, les manteaux à petites capes, les chapeaux immenses et les bibis à voilette, les jupes en tulle vaporeux, les chemisiers blancs lacés, ... J'aime les costumes anciens.

En relisant à ma fille les Heidi de mon enfance (éditions Hemma, illustrations Marie-José Maury), je me suis rendue compte que ce que j'adorais dans l'histoire, c'était les illustrations avec des tenues que j'apprécie toujours !

J'aime aussi les corsets en satin, les serre-tailles en velours, les bas de soie... J'adore la lingerie burlesque (mais le temps d'un spectacle !!).

Et pour tous les jours ? Je fais simple : la combinaison tunique + pantalon vite enfilés le matin à l'arrache.Ou le débardeur + jupe longue (dit "biaude" par ma mère) délicieusement léger et confortable l'été. Pendant longtemps, ces jupes longues cachaient mes mollets qui me complexaient tant. Elles étaient pratiques pour m'éviter de me montrer.

Par contre non je n'aime pas faire les magasins, ça me saoule, ça m'ennuie profondément.

Je n'aime pas la mode, je n'aime pas les trucs à la mode, la mode me barbe.

Alors maintenant je m'habille chez Emmaüs, dans les brocantes (quand elles existaient encore), dans les boutiques quand au détour d'une balade en ville, une tenue attire mon œil... Ou encore dans les enseignes où je peux trouver des ti-shirts et des jeans en coton bio (ça me donne bonne conscience...), je connais le modèle, je connais la taille qui va, c'est plié en 2 temps et 3 mouvements.

Je ne mets plus que des trucs confortables (sauf quand je suis obligée pour des raisons professionnelles ou de sortie exceptionnelle), pratiques, qui ne se repassent pas !

Est-ce que mon rapport à mon corps est plus simple ? Pas sûr. Au fond je crois que maintenant j'assume simplement mon peu d'appétence pour la nippe. Mais pourquoi je n'aime pas ça ?

Parce que pendant des années je n'ai pas été dans les canons de la beauté ? La mode ne m'allait que rarement...

Parce que je fais du 42/44 en haut et du 38/40 en bas (allez vous trouver une robe de prêt à porter avec ces mensurations...), et que les virées boutiques sont des corvées et des déceptions ?

Parce que en vieillissant, qui plus est au côté d'un homme qui m'aime, je me suis détachée de ce besoin intense de plaire, qui caractérisait mes 20 ans...

Alors je ne suis toujours pas sûre que mes vêtements sont mes choix, mais par contre ils sont conformes aujourd'hui à mes goûts, même si mes goûts sont démodés !

Et vous ?  

*Texte écrit pour participer au challenge #10dumois d'Egalimère



 

mercredi 10 mars 2021

#10dumois Etre femme en 2021

Un rendez-vous et un thème sur la suggestion de @Egalimère et de son blog.

 Déjà "être une femme" c'est vaste, mais si on ajoute l'actu "2021", outch !

Etre une femme en 2021, en France, c'est voir peser sur soi encore un grand nombre de diktats et de préjugés ! En 2021 il faut toujours prendre en charge la majorité des tâches ménagères, du soin des enfants, du soin aux personnes âgées. En 2021, c'est toujours difficile de passer le plafond de verre ! En 2021 on attend toujours que le corps des femmes soit jeune, beau, désirable, sexualisé, épilé, mince, ... La ménagère de plus de 50 ans n'existe pas (ou peu) dans les médias, les magazines, les films, ...

Etre une femme en 2021, en France,c'est être encore potentiellement la victime de violences : physique, psychologique, sexuelle ...

Etre femme en 2021, c'est encore risquer de subir des violences obstétricales, quand on est enceinte, quand on accouche...

Etre femme en 2021, en France c'est aussi risquer de se faire assassiner par son mari, son compagnon ou ex-compagnon... (rappel : En France, une femme meurt tous les deux jours sous les coups de son compagnon ou ex-compagnon) !

Etre femme en 2021,c'est être plus diplômée que les hommes 33% contre 29%, mais toujours gagner moins qu'eux (16% en moyenne) à travail et qualification identique.

Mais être femme en 2021, c'est avoir maintenant le droit de parler, de dénoncer enfin les violences ! Le silence recule, et c'est une avancée !

Mais être femme en 2021, c'est aussi pouvoir refuser la maternité si c'est son souhait ! Contraception, droit à l'IVG, droit de se faire stériliser (même si c'est un combat pour les femmes jeunes et sans enfant).

Mais être femme en 2021, c'est accéder aux études supérieures, dans le domaine que l'on veut. C'est possible ! Il faut pouvoir montrer à nos petites filles qu'elles peuvent réussir sans limite.

Mais être femme en 2021, c'est pouvoir continuer de travailler plus facilement, même si on a choisi de devenir mère ! Ce n'est pas le cas dans de nombreux pays y compris européen, où c'est soit socialement très compliqué (réprobation de la famille, des amis, ...) ; soit concrètement difficile en l'absence de structures de garde... (Le lien ci-dessus montre le taux d'activité des femmes, avec des disparités)

Alors oui c'est sûrement mieux d'être femme en 2021, en France, qu'en 1900...

Mais n'oublions pas qu'il y a encore beaucoup à faire et que nous devons tous, hommes comme femmes, rester vigilants pour ne pas revenir en arrière !

Post-face : Comme ce n'est jamais inutile de le rappeler... quelques numéros pour vous aider si vous êtes victime de violence ou si vous êtes témoins ...



mercredi 10 février 2021

#10dumois Consommer autrement

Merci @Egalimère pour ce sujet actuel !

Ma conscience écolo existe de longue date.

(c)ACP - Forêt de Huelgoat - Bretagne
 

A 18 ans j'étais déjà écolo sans le savoir... Sensible à la nature, féministe, ayant envie d'une société plus juste et plus respectueuse du vivant, anti-nucléaire depuis la catastrophe de Tchernobyl (ma mère était investie dans une association franco-ukrainienne pour aider les enfants victimes de cette catastrophe). Je sentais que c'était important et que ce serait une constante dans ma vie.

A 20 ans je consacrais un travail de recherche à Science Po Lyon à la candidate écologiste Dominique Voynet. De meetings en interviews avec elle (qui nous avait reçu avec ma camarade très gentiment et très sérieusement), j'avais fini par comprendre que je me reconnaissais dans les valeurs des "Verts". Je m'y engagerai pendant quelques années, avant de quitter un parti "comme les autres", déçue de n'avoir pas fait de la politique autrement, comme on me l'avait promis !

Aujourd'hui j'ai perdu progressivement foi dans le politique et la politique. Mais je crois toujours aux valeurs que je défends depuis si longtemps. Je crois aux colibris... Je crois au changement par l'exemple et la pédagogie.

Alors consommer autrement c'est possible ! Par l'action individuelle, par la transformation du consommateur et acteur !

C'est par contre exigeant, c'est une bataille contre les habitudes, contre le tout jetable, contre l'égoïsme, contre la facilité...

A la maison, la démarche est bien avancée, mais elle n'est pas parfaite ! Loin de là !

Le  zéro déchet on n'y est pas, mais on avance, à quatre, avec les enfants conscients des enjeux et des problèmes de notre Terre.

Alors on va au marché toutes les semaines, pour faire à manger "maison". On banni tous  au maximum les produits industriels bourrés d'additifs. On fait les yaourts, les biscuits, le pain (quand on a le temps).

J'achète au maximum local, de saison.

Je vais au marché avec mes boites... Le primeur, le volailler et le fromager sont écolos friendly. Ils ne rechignent pas et même ils sont contents... C'est encore peu fréquent. Le boucher (oui on mange encore de la viande... mais beaucoup moins et plus jamais du supermarché) lui est légèrement moqueur, mais il me sert dans mes petites boites quand même. J'avoue que c'est ce qui me pèse le plus. Partir au marché avec mes bourriches de boites vides... Ce n'est pas pratique !

J'aimerais que leurs gouters soient tous maisons, mais je n'y arrive pas ! Ils raffolent des biscuits industriels. Au moins je prends du bio ou des produits locaux, pour limiter l'impact.

La pâte à tartiner est bio et équitable. De même pour le chocolat, au maximum des produits équitables (mais j'avoue qu'ils ont eu des Kinder à Pâques).

La résidence a un composteur, nous sommes une petite équipe à animer l'entretien du composteur et nous sommes victimes de notre succès ! Il se remplit très très vite !! Et nos poubelles ont du coup énormément diminué !

Plus de vaisselle jetable, on a des écocups, des assiettes réutilisables, des gourdes pour toute la famille ! Et on emmène nos couverts, qu'on lave ensuite.

On achète en priorité en occasion ! Les meubles, les vêtements, les jouets, ... C'est bon pour la planète et pour nos budgets de toute façon ! 

J'ai mis en place une brosse pour la vaisselle, des lavettes micro-fibres lavables et réutilisables, mais l'homme s'accroche à son éponge !

J'ai fait ma lessive moi-même... Mais j'alterne encore entre celle du commerce (bio et sans parfum) et la mienne.

On prend nos pieds pour emmener la petite à l'école, le bus pour aller au boulot et au Collège. 

J'apprends aux enfants le jardinage sur le balcon... Ils ne sont pas passionnés, mais ça me semble très important car si demain ils doivent survivre, ils auront eu les rudiments !! Et ça apprend la patience et leur montre le travail que cela demande pour obtenir une salade, des tomates...

Je lutte avec mes élèves pour qu'ils trient les déchets (on a des poubelles séparées au lycée : papier, déchets organiques, déchets recyclables, tout venant), qu'ils prennent conscience des enjeux. Ils sont pour certains très très loin du problème... Voire carrément hostiles ! Les discussions sont toujours intéressantes, je sème des graines... Elles germeront peut être un jour !

Il reste encore plein de choses à faire chez moi ! 

Revenir aux mouchoirs en tissu, éviter l'essuie-tout, les cotons à démaquiller, les cotons-tiges réutilisables.

Passer au shampoing solide, au savon plutôt que le gel douche... 

Acheter plus en vrac... farine, sucre, pâtes, lentilles, ....

Réduire le café ! Qui n'est vraiment pas bon pour les écosystèmes locaux, pour le transport, pour la biodiversité !

Arrêter la viande (bon là c'est vraiment demander un immense sacrifice à l'homme...) !!

Vivre dans une maison bois, HQE, passive ou bio-climatique (mon rêve...).

Je sais que tout ça n'est pas suffisant, que ce sont des petits pas, qu'un jour, il faudra bien remettre en cause les smartphones, les TV, les ordis... Si gourmands en ressources rares.

Et vous ? Comment consommez vous autrement ?


dimanche 10 janvier 2021

#10dumois Let's talk about sex

Ah ce grand sujet... Le sexe... Quoi de plus normalisé, encadré, bourré d'injonction que ce sujet...
(c) Compte Insta et site orgasme et moi

Il y a longtemps que je veux mettre une rubrique "Sexe" sur ce blog !

J'ai été arrêtée par les précautions à prendre : comment être sûre que mes propos ne choqueront pas des publics non avertis ? Comment être sure qu'ils ne tomberont pas sous les yeux de mineurs, pas encore apte à lire ces lignes... 

Alors merci @Egalimère de m'offrir cette ouverture... pour commencer à parler de ce sujet délicat.

La sexualité... élevée dans une famille très catho et très coincée sur le thème... J'ai fait mon éducation toute seule et comme j'ai pu. Je ne dois pas oublier la complicité de ma sœur ainée, qui m'avait parlé de l'aspect technique et procuré mes premiers préservatifs.

Mes premiers émois sexuels, bien avant d'avoir une relation avec une personne physique, je les dois à cette chère Régine Desforges (Madame Desforges soyez remerciée ici officiellement pour vos pages qui m'ont aidé à découvrir mon corps et ses infinies possibilités !)

Je ne reviendrai pas sur le fait qu'il est méconnu par les hommes (sauf ceux qui ont été bien formés par leurs copines précédentes... sinon Mesdames, il n'est jamais trop tard pour leur apprendre ... les bonnes manières !), par les scientifiques, par les médecins, et bien souvent aussi par nous les femmes !! L'infographie ci-dessus est révélatrice !

L'expérience du miroir pour découvrir son corps

Pour toutes, si vous ne l'avez jamais fait, je conseille l'expérience du miroir, pour regarder Mr Clito dans "les yeux". Savoir où il est, comment il se présente, comment il sort de sa cachette et quel plaisir il peut procurer. Puis ensuite découvrir votre vulve, les petites et les grandes lèvres, les poils qui les décorent (au passage, ils sont indispensables à l'hygiène de l'appareil génital, arrêtez de les enlever !), l'entrée de votre vagin. Cette première exploration visuelle est la base ! 

Le plus important apprendre à nos petites filles qu'elles n'ont pas "rien", mais bien "quelque chose" !

Les hommes ont de l'avance sur nous : ils ont tout le matériel sous les yeux... depuis toujours ! 

Les petits garçons voient tous les détails. Et depuis tout bébé joue avec.

Les petites filles... ne voient "rien"quand elles s'observent. D'où l'importance, si vous avez une fille, de lui expliquer qu'elle aussi, elle a "quelque chose", même si ce "quelque chose" est moins visible que l'appendice des petits gars. 

Le sexe féminin est partiellement interne, puisque le clitoris est la partie émergée du total ! Une fille doit le savoir ! Et lui dire lui permettra ultérieurement de faire sa propre exploration personnelle ! Mais surtout ne la laissez pas croire qu'elle n'a "rien", là où les garçons ont "quelque chose", qui plus est un truc dont ils sont très très fiers ! 

Faire l'éducation des filles et des garçons est indispensable, car notre société ne pourra voir reculer les violences sexuelles que si les enfants sont éduqués. Ils doivent savoir que leurs organes sont différents, mais qu'ils existent bel et bien. Expliquer qu'à l'origine, ce sont les mêmes tissus et qu'à 6-7 semaines de grossesse, l'embryon est doté des deux sexes internes ! Les chromosomes, les gènes et les hormones font qu'ils vont ensuite évoluer différemment en clitoris d'un côté et pénis de l'autre (je raccourcis le processus). 

C'est éclairant pour l'enfant de le savoir ! Il n'y a pas infériorité d'un sexe, il y a des évolutions différentes des tissus ! De même savoir que chacun a des organes génitaux est rassurant pour la petite fille !

Pour en savoir plus sur le clitoris... Je vous renvoie à l'infographie du compte orgasme_et_moi  (ci-dessus) qui parle de tout ça et de bien d'autres choses et aux sites de références, que je pique à @Egalimère !

Alors pour lutter pour l'égalité homme-femme, découvrons nos corps et informons nos filles ! 

 Quelques sites pour en savoir plus

Le Planning Familial : https://www.planning-familial.org/fr   

Clit’info par Odile Fillod : https://odilefillod.wixsite.com/clitoris 

Parlons clitoris http://www.parlons-clitoris.fr/

Pour une explication scientifique du développement de l'appareil génital : https://planet-vie.ens.fr/thematiques/developpement/controle-du-developpement/la-mise-en-place-de-l-appareil-genital-chez-l

Pour une explication "vulgarisée" : http://robertdebre.aphp.fr/wp-content/blogs.dir/137/files/2013/08/LivretInfo.developpement_OGE.pdf

 


vendredi 11 décembre 2020

#10dumois Faut-il faire croire au Père Noël ?

En réponse au challenge mensuel de @Egalimère je réponds aussi à cette épineuse question, que tout jeune parent se pose à un moment.

Mentir ce n'est pas bien... 

Mais est-ce vraiment mentir ? 

Faire du chantage au cadeau c'est très très mal. 

Et ça je n'en suis pas tellement fière. 

 Donc quand le Prince ado est né, un 19 décembre, il a été tout de suite plongé dans la magie de Noël et il m'a réconcilié avec cette période. 

Depuis que je sais qu'il n'existe pas (j'y crois toujours quand même), Noël est devenu cafardeux. De plus j'ai perdu ma grand-mère maternelle un 2 décembre, ce qui n'a pas arrangé l'ambiance... C'était chez elle que nous faisions Noël chaque année ou presque. 

Et l'année suivante, j'ai commencé à me poser la question... Devais-je lui parler du Père Noël ? 

Je me rappelle une discussion avec ma maman que ce sujet, qui ne voyait pas où était le problème et qu'elle même se souvenait de la magie de son enfance, alors que pour tout cadeau, elle avait une orange et des papillotes. Alors on est rentré dans le délire, et hop... 

En avant pour le Père Noël... 

 Par contre je me rappellerai toujours la déception dans les yeux de mon fils quand il a su la vérité. Il m'a dit que ce n'était pas vrai, pas possible que le Père Noël n'existe pas, et il a pleuré. Un énorme chagrin. Et il a décidé qu'il continuerait à y croire ! 

Mon petit prince et sa vie imaginaire ! 

Quand Miss Valkyrie est venue agrandir notre famille, nous avons repris avec bonheur la comédie... On est en plein dedans, à 3 ans elle est à fond !! Et j'ai ajouté la légende du petit elfe qui vient chaque matin !

Et je redoute le jour où elle arrivera en me disant qu'elle sait qu'il n'existe pas... Je crois que cette fois c'est moi qui pleurerai ! 

Parce que sans les enfants, la légende du Père Noël n'a pas tout à fait la même saveur ! Mais nous continuerons, parce que la magie de Noël est un anti-dépresseur sans effet secondaire, mais avec une grande accoutumance ! 

 Et vous ? Vous croyez toujours au Père Noël ? Et vos enfants ?

mardi 10 novembre 2020

#10dumois Libérée, délivrée

Et c'est parti pour répondre à l'appel de Claire du blog Egalimère !

Libérée, délivrée ...

J'en ai imaginé des choses, sur ce thème... 

Faire tomber la culpabilité, comme des feuilles...

Parler de l'épidémie actuelle et de notre liberté conditionnelle, que se passera-t-il quand nous en serons délivrés  ?

Des ravages des Princesses Disney sur nos filles... (ma petite de 3 ans qui me parle du Prince charmant et qui fond en larme, quand sa féministe de mère lui dit qu'il faut qu'elle oublie, qu'il n'EXISTE pas !)

Parler de mes complexes, qui me collent à la peau depuis mes 15 ans et que j'ai fini par vaincre, un par un, à force de travail sur moi, de lâcher prise, de méditation et de maturité.

Et puis j'ai pensé à la culpabilité...

Vous savez cette culpabilité que beaucoup de femmes se trimballent en bandoulière... (y a des hommes aussi (Woody Allen l'a si bien filmé), mais j'ai fait l'expérience que c'était quand même beaucoup l'apanage des femmes !)

Culpabilité, s'en libérer, en être délivrée !

Coupable d'être violée, abusée, battue...

Ma mère a été une femme battue par son mari. Et je les ai entendu, petite, les adultes qui en discutaient, sans prendre garde à la petite fille sage qui jouait dans un coin...

J'ai entendu ma grand mère, ma tante, mon oncle en parler...

Et c'était la faute de ma mère... La violence de mon père ? Mais le pauvre, avec une femme autoritaire comme elle, avec une femme bas bleue, qui ne le bichonnait pas assez, qui n'aimait pas assez la bagatelle alors que lui était un homme "avec des besoins",...C'était bien un peu sa faute à elle si il la frappait finalement...

Coupable si les enfants ne vont pas bien,

Combien de fois ai-je entendu que c'était la faute de la mère, trop anxieuse, trop froide, trop maternante, trop sur le dos de son enfant, trop exigeante, ... Les éducateurs, les psys, les médecins quand ils parlent son prompt à accuser la mère... facile, c'est encore trop souvent parce qu'il n'y a qu'elle qui répond au téléphone quand son enfant sèche le cours, quand il est malade, qui se rend disponible pour les réunions parents-profs, qui est délégué de parents d'élèves, qui accompagne les enfants chez le médecin, le dentiste, le spécialiste ...

Coupable si la maison n'est pas nickel, le linge pas repassé, les repas industriels ...

La mère qui bosse trop, la mère qui doit être à la fois une épouse dévouée, une mère attentive mais pas envahissante, une femme séduisante, une employée modèle faisant trois fois mieux que les hommes pour prétendre obtenir le même poste...

Cette culpabilité ressentie quand la dite femme n'arrive pas à tout faire, en tout cas pas aussi bien qu'elle le souhaite, qu'on lui demande. 

La culpabilité ressentie d'être épuisée à être partout à la fois, partout parfaite.

La culpabilité quand elle craque, la culpabilité quand elle échoue...

La culpabilité de ne pas arriver à prendre du temps pour soi, pour rédiger son "bullet journal", méditer, se faire les ongles, faire du sport, mettre à jour son blog, ... (rayer la mention inutile pour vous)

Coupable, tout le temps, pour tout et en tout lieu !

Culpabilité instillée pendant des années, par une éducation qui goutte à goutte, te l'as inoculée ! Il m'est arrivé de me poser sur le canapé pour souffler et d'entendre une petite voix, venue du fond de mon enfance, "qu'est-ce que c'est que cette paresseuse, allez bouge-toi, tu n'as pas ... (liste d'un millier de trucs à faire)"

Ma nouvelle tâche, mon nouvel Everest, c'est de lutter contre cette culpabilité, c'est de m'en libérer, c'est de me délivrer de son emprise ! Pour être libre, légère, ENFIN !

Et vous ? Prête à vous libérer, délivrer de quoi ?



vendredi 10 juillet 2020

#10dumois La culture et nous

Encore un thème inspirant, bien que difficile, que nous propose ce mois @Egalimère !

Affiche de l'expo du Musée des Beaux Arts juillet 2020
Affiche de l'expo du Musée des Beaux Arts juillet 2020


Qu'est-ce que ça veut dire LA culture?
Il y a des cultures,
Selon les arts : culture musicale, culture littéraire, culture théâtrale, ...
Selon les régions : culture slave, culture méditerranéenne, ...
Selon les groupes sociaux : culture légitime, pop culture, ...

Parler de culture me ramène à Pierre Bourdieu. A mes études, ...
A sa manière de voir le monde entre ceux qui ont le capital culturel et ceux qui ne l'ont pas.
La Distinction, La Reproduction, les Héritiers (en collaboration avec Jean-Claude Passeron), Bourdieu s'est penché sur cette question de la culture pour nous montrer que nos pratiques culturelles étaient intimement liées à notre classe sociale.

Pour ma part, je me pose beaucoup de questions sur la culture à apporter à mes enfants.
La culture Geek, je crois que pour mon fils, on est bon ! Et la petite prend le même chemin.
La culture plus "classique" ou légitime ... ça dépend dans quel domaine.
Il se passionne pour la mythologie depuis sa plus tendre enfance.
Je l'ai toujours emmené dans les musées, voir des peintures, des sculptures, des œuvres classiques comme contemporaines.
Il adore les châteaux et a attrapé le virus de l'histoire qui coule dans les veines familiales.
Nous l'avons emmené quelques fois au théâtre, mais encore très peu.
Plus problématique, la culture musicale... J'avoue que à part quelques musiques classiques (peu), la plupart du temps, le classique m'ennuie au mieux, me donne sommeil au pire. J'ai du mal à me plonger dedans. Heureusement que mon homme est calé de ce côté là !
La miss Valkyrie réclame donc de la "musique classique, classique" (pour elle c'est de l'opéra et rien d'autre).
A la maison, il y a des livres partout (y compris aux toilettes, où est rangé notre pochothèque). Des classiques de la littérature française (Molière, Hugo) jusqu'aux romans feel good (Virginie Grimaldi, on t"aime !) en passant par la psychologie, la philosophie, les romans historiques ou l'héroïque fantaisie ou les mangas !
C'est éclectique et c'est le foutoir, mais ça reflète nos goûts, les époques, les évolutions de nos affinités avec tel ou tel genre.

Bref, pour nous (notre cellule familiale) la culture est multiple et bien livresque ! Nous picorons au gré des humeurs et des envies, sans être dupe du fait que nous sommes pris aussi dans les filets de notre milieu (fils et fille d'enseignants et de manuels) et notre CSP...

Et vous ? Que diriez vous sur la culture dans votre tribu ?


dimanche 10 mai 2020

#10dumois Ce que j'aime le plus chez moi

A Egalimere qui nous propose de dire ce que nous aimons le plus chez nous...
Pour mon anniversaire, je trouve que c'est un beau cadeau qu'elle m'offre et que je me fais !

Je réponds sans hésiter mon visage ! Et surtout mes yeux !

(c)Nethie Nat /GN Cendres

Leur couleur est incertaine et changeante, un marron teinté de vert.
Ils sont clairs et sont mon atout depuis toujours.
Ce que je ne dis pas... Mes yeux le font sentir ! J'ai beaucoup de mal à maîtriser mon regard.
Si j'apprécie ou si je suis en colère, mes yeux le trahissent !
(c)GN Nouvelle Contrée
J'avoue que le reste de mon corps me plaît moins, trop de seins (l'homme n'est pas d'accord), des mollets forts (même si c'est du muscle, un ventre jamais plat (même anorexique et maigre, il était légèrement saillant... )), mais j'aime et j'ai toujours aimé mon visage et plus particulièrement mon profil.

Merci à Claire de m'offrir le plaisir de partager sur le blog mes photos de GN, que j'adore !

Et vous, qu'est-ce qui vous plaît chez vous ?



vendredi 10 avril 2020

#10dumois Prendre soin de soi

Et voilà...
Confinement vôtre oblige... un rendez vous #10dumois un peu modifié. Merci au blog d'Egalimère de nous proposer ce thème mensuel.

Se retrouver enfermée avec deux enfants de 12 et 2 ans, dans un appart de 90 m²,
En télétravail du lundi au vendredi de 9h à 18h
Avec des repas à assurer 2 fois par jour
Et se poser la question à la demande de @Egalimère...
"Comment tu fais toi pour prendre soin de toi en plein de confinement ?"

Hein ? Euh ben je ne fais pas...
Prof en "continuité pédagogique" et formatrice de profs en outils numériques... car ancienne CM...
Autant vous dire que j'ai passé les 2 premières semaines de confinement à faire des tutos pour mes collègues autant que pour mes élèves.
Mon premier week-end avec un temps de repos fut le 28 mars.
Et tout ce dont j'avais envie c'était de ne RIEN faire !!!!
J'ai regardé dans les yeux ma peau sèche dans le miroir, mes poils sous les bras, mes sourcils en bataille... Et je suis allée me vautrer sur le canapé avec un bon bouquin !

En temps normal, je ne me fais pas les ongles (produits toxiques), je me contente d'un peu d'huile de karité sur le corps, une crème bio pour le visage, un peu de crayon noir, du gloss et vogue la galère !
Je me démaquille avec une solution micellaire, un pschitt d'eau de rose le soir et basta !

Je m'épile seulement l'été.

Prendre soin de moi, c'est clairement prendre du temps pour lire (mon indispensable activité), essayer de méditer deux fois par semaine (il me faut du calme et avec les deux loulous, c'est une denrée rare), faire l'amour avec l'homme (un autre indispensable de mon équilibre)  et dormir autant que nécessaire (c'est enfin possible...)
Je dis "merci le confinement" qui m'évite les transports... et ne m'oblige pas à lever la 2 ans aux aurores pour la déposer chez nounou... Le rêve !! J'ai enfin des nuits de 8 heures !!
C'est la classe !

Hélas, prendre ces moments pour moi, c'est souvent difficile...
J'ai l'impression de voler ces moments soit à ma famille, soit à mon boulot.
Bien sûr je SAIS que je ne les vole pas...
Mais quand le linge s'accumule, que le frigo est vide, que les copies s'amoncellent sur mon bureau...
J'ai du mal à faire abstraction et de prendre le temps pour moi !

J'arrive de mieux en mieux à mettre l'Homme et les enfants (oui même la 2 ans) à contribution. Je distribue les tâches, je délègue. Mais ce n'est pas encore sans effort...

Et vous, c'est quoi prendre soin de vous ?

Le harcèlement scolaire... maintenant on en parle !

Un post sur Facebook de@Egalimère m'a replongé dans mon passé.
J'avais 11 ans, je rentrais en 6ème.
Je suis une petite fille à sa maman. Habillée comme sa jeune sœur (7 ans de moins).
Bref un peu ridicule certainement.

J'ai passé une année de 6ème compliquée, car quelques uns de mes camarades trouvaient très drôle de passer leur temps à me répéter "t'es moche, t'es con, t'es moche, t'es con".
Etant plutôt brillante à l'école, je n'ai pas cru le "t'es con". Par contre n'étant pas sure de moi, malgré des années de danse, j'ai aisément laissé s'instiller en moi le 't'es moche".

Ensuite, l'année de 5ème était plus calme.

Par contre dès la 4ème, un de mes amis a repris le travail de sape commencé précédemment.
J'ai appris bien plus tard qu'en fait il était amoureux de moi...
A 15 ans, on a parfois de drôles de manières ne pas montrer ses sentiments...
Il a passé deux années à se moquer de moi
Tout y est passé, les mollets, mon poids, mon visage, ma voix...
Grâce à lui, j'ai acquis tous mes complexes...
Il n'a fait qu'approfondir une faille narcissique qui était déjà là.
Mais il l'a creusé et élargie.

Je suis tombée malade en fin de Terminale, la dispute avec ma meilleure amie de l'époque a été le déclencheur. Anorexie, puis boulimie, puis 10 ans de cercle infernale.
Et encore 10 ans ensuite de trouble de l'image corporelle.
Jusqu'à ce que la thérapie fasse effet...
Jusqu'à ce que, aussi, je rencontre un homme qui me dise "tu es belle" et me fasse prendre conscience que je me détruisais, que je n'osais pas réussir professionnellement, que je ne me mettais pas en valeur.
Il m'a aidé presque autant que le psy à mettre de la distance avec ma mère, à arrêter de souffrir des problèmes de mes parents.

Et puis enfin, j'ai rencontré des thérapeutes géniaux, des ostéopathes qui m'ont reconnecté avec mon corps. Parce que le travail psy c'était énorme, mais passer par le corps c'est important aussi.
D'abord Geneviève, qui m'a aidé à me reconnecter avec les émotions contenues dans mon corps. Je ne sais pas le dire autrement.
Et ensuite Boris, qui a patiemment travaillé avec moi sur les traumatismes que mon corps avait subi.
Ceux qui étaient conscients, ceux qui avaient été oublié.
J'ai vécu des drôles de trucs...
Et puis un jour il m'a dit cette phrase magnifique : "pardonner, c'est arrêter de souffrir."

Aller mieux m'a permis de rencontrer des gens magnifiques, qui m'ont aidé à aller encore mieux : Isabelle, Naïma, Aude, Marie-Françoise, Marie, ...
Je n'oublie pas le nutritionniste qui me suit toujours et qui est une personne magnifique, tellement à l'écoute, qui a terminé le travail en me réconciliant avec la nourriture.

Et grâce à mon travail, grâce à ces passeurs géniaux, ces gens qui m'ont accompagné, sans jamais faire à ma place, j'ai peu à peu remonté la pente de l'estime de moi-même.

A 46 ans je suis enfin fière de moi, de mon corps, de mon parcours.
J'ai l'impression d'être réconciliée avec moi-même.
Et surtout à l'écoute...

Alors je voudrais que mon expérience serve, je ne veux plus que le harcèlement fasse perdre des années précieuses à des jeunes filles ou des jeunes garçons...
Je tourne avec ça, je ne sais pas comment...
Mais ça va venir...

Merci de m'avoir lu...

samedi 11 janvier 2020

#10dumois Grandir ou vieillir

On commence une nouvelle année de #10dumois avec Egalimère

Grandir ou vieillir... un peu de philosophie pour notre premier rendez-vous !
Je crois qu'on ne cesse jamais de grandir... ou plutôt qu'on ne se met à vieillir que quand on arrête de grandir.

La perte récente de ma mère m'a fait physiquement vieillir. J'ai attrapé des cheveux blancs en plus, quelques rides supplémentaires, le chagrin n'est pas bon pour le corps. 
Par contre cette perte m'a fait grandir.
Grandir en humanité. 
Grandir en tendresse.
Grandir en confiance en moi.

Paradoxalement, cette perte qui a ébranlé mes racines, mes fondations, qui a secoué mon identité, m'a fait prendre conscience de l'urgence de profiter du temps présent.

Soudain je ne suis plus la fille de...
Je suis la mère de...


Image par Pixabay de Sasin Tipchai

Soudain je n'ai plus de refuge, plus d'endroit où raconter mes petites misères, où me plaindre sans vergogne. Même si je n'avais pas toujours l'écoute ou la complaisance que j'attendais, il était profondément rassurant de savoir qu'il y avait ce refuge. Que quelque part, je pouvais bénéficier d'un filet de sécurité.
Maintenant je travaille sans filet !

Et finalement, se jeter dans le grand bain ou travailler sans filet, ce sont des belles images pour illustrer l'action de grandir.
Paradoxalement, je crois que je n'avais pas complètement déplié mes ailes tant qu'elle était là.
Parce que son amour et cette sécurité qu'elle m'offrait avait un prix. Celui d'être prudent, de ne pas la décevoir, ne pas non plus la blesser, car il y a longtemps que j'avais compris que sous ces aspects de roc, elle était fragile. Qu'elle avait aussi besoin de nous avoir.On s'étayait mutuellement.

Au seuil de mes 47 ans, j'ai l'impression que cette expérience de perte m'a fait grandir.
Parce que pour moi grandir, c'est apprendre, continuer à apprendre chaque jour.
Parce que pour moi grandir, c'est être curieux de tout, tout le temps..
Et je pense que pour garder son âme d'enfant, il faut continuer à grandir.

Et vous ?

mardi 10 décembre 2019

#10dumois Des étoiles dans les yeux

C'est l'histoire d'une petite fille qui adore les histoires de Noël,
qui rêvait d'aller voir le Père Noël là haut au pôle Nord!
Qui a eu plein d'étoiles dans les yeux quand elle a vu  "J'ai rencontré le Père Noël' avec Karen Cheryl à 11 ans (quand même) !


Mais la magie de Noël je ne l'ai jamais vraiment connue petite...
Je l'ai eu par touches !
J'ai adoré attendre le matin pour ouvrir les paquets,
Je me souviens du bonheur du cérémonial d'ouvrir chaque jour, pendant l'avent, la petite fenêtre qui me montrait une autre image. Le calendrier de l'avent ne donnait pas de chocolats ou de jouets, mais des images pieuses... Et était réutilisable chaque année !!

Les cadeaux étaient en quantité très restreinte, rarement ceux qu'on avait souhaité. Pas par faute de moyens d'ailleurs, mais parce que c'était comme ça, on ne mettait pas d'argent dans les futilités. Je n'ai jamais eu la tête à coiffer de mes rêves...
Surtout je baignais dans une ambiance familiale explosive, sensible je ne profitais pas car j'avais toujours peur de l'explosion. Qui ne manquait jamais d'arriver.

Le premier Noël calme et détendu, je l'ai passé dans la famille mon premier chéri.
J'avais 20 ans !

Du coup Noël, ce n'était pas ma période préférée entre 13 et 34 ans...

Et puis il y a eu mes chéris d'amour ! Et là tout a changé !!
Aujourd'hui j'adore mettre des étoiles dans les yeux de mes enfants !
Évidemment ils ont des calendriers de l'avent ! Kinder, Lego, Playmobil 1.2.3 ...
Évidemment je suis cliente des vidéos personnalisées qu'envoie le Père Noël (un très bon site pour faire ça ... https://www.portablenorthpole.com/fr/video-pere-noel) !
J'adore voir les gamins s'illuminer devant !! C'est tellement beau de les voir regarder le message leurs mines réjouies, les yeux pétillants, les rires devant l’écran !!
J'en fais même pour les adultes, les petits cousins... Parce que je kiffe vraiment cette légende !!

Depuis deux ans, nous avons introduit une nouvelle tradition : l'elfe de Noël ! Ramené de New York, ce petit elfe vient mettre une touche d'humour dans les paillettes et les étoiles... Et c'est vraiment chouette !
A moi la créativité et les idées quotidiennes de farces et de petits présents !
Exemples...


En faisant tout ça, je rattrape mes anciens Noëls ratés et je mets aussi des étoiles dans mes yeux !!
Et je dis merci à la vie de me permettre de vivre intensément ces moments.

Et vous c'est comment la magie de Noël ?

mardi 27 août 2019

Tarte aux abricots sur pâte sablée

(c)Mme40ans - Tarte abricots simple


Pour une tarte pour 8 personnes

Ingrédients
Tarte simple (comme sur la photo)

125 gr de beurre doux ou demi-sel
200 gr de farine
50 gr de poudre d'amande
50 gr de sucre
1 oeuf entier
600 gr d'abricots


Crème d'amande (option facultative)

100 g de sucre
100 g de poudre d'amandes 
100 cl de crème
2 jaunes d'oeufs 
Parfum : rhum ou autre


Réalisation
Couper le beurre en petits morceaux
Verser la farine et la poudre d'amande dans le bol
Travailler à "sabler" la pâte en faisant absorber le beurre par la farine/poudre d'amande.
Quand vous avez obtenu un sable grossier, ajouter le sucre et l’œuf.
La pâte doit se rassembler et former une boule un peu collante. Ne travaillez pas trop le mélange, car sinon vous allez avoir une pâte élastique.
Laisser la pâte se reposer au frigo une demi heure (ou 15 minutes au congélateur).

Pendant ce temps laver les abricots, retirer les noyaux.

Etaler la pâte sur du papier cuisson, préalablement découpé à la taille de votre moule.
Piquer le fond de pâte avec une fourchette, et mettre 10 minutes à cuire à blanc.

Sortez la tôle, saupoudrer avec de la semoule fine ou de la Floraline(R) et du sucre (pour corriger l'acidité du fruit), cela permet d'absorber l'excédent de jus et évite que la pâte soit détrempée..
Déposer vos abricots.

Enfourner pour 30 minutes à four moyen (150-180°C).

Si vous voulez une version encore plus douce et gourmande, vous pouvez ajouter une crème d'amande (un mélange fait de poudre d'amande, de jaunes d’œufs, de crème et de sucre).

Comme d'habitude c'est cuit quand la pâte est dorée et que cela sent bon !

La tarte peut être servie tiède ou froide. Avec un peu de chantilly ou un fond de crème anglaise.